Tout a commencé avec un avion : l’histoire du bénévolat du Dr Olaf Skjenna

Dr. Olaf Skjenna

La passion pour l’aviation du Dr Olaf Skjenna – et son vœu d’un jour travailler dans ce domaine – a commencé par un tour en avion quand il n’avait que 4 ans. Cette passion l’a suivi tout au long de son impressionnante carrière en médecine aérospatiale, dont il faut souligner les années passées avec l’Aviation royale du Canada et celles comme professeur dans des institutions postsecondaires à travers le monde.

Il partage maintenant sa passion pour l’aviation avec les visiteurs, jeunes et vieux, à titre de bénévole au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada. Il a de grands talents de conteur pour donner vie au patrimoine de l’aviation canadienne, que ce soit en enseignant les techniques de vol  au moyen d’un modèle réduit d’avion ou en racontant des anecdotes liées aux avions en exposition au musée.

Depuis 2014, Olaf a passé presque chaque samedi à faire du bénévolat au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada. Il explique ainsi sa décision de s’engager comme bénévole : « C’est bien simple; comme ancien militaire ayant une expérience en aviation (Aviation royale canadienne), je suis souvent venu au Musée.  J’ai remarqué les bénévoles au travail et je me suis dit que ça avait l’air bien intéressant et très plaisant. » Et maintenant, il confirme que son travail comme bénévole est en effet bien  intéressant et très plaisant. En plus, cela l’a aidé à surmonter une crainte qu’il avait au sujet de sa retraite – que tout son savoir et son expérience allaient être perdus. Il constate avec plaisir que son travail au Musée lui fait revivre des souvenirs et des expériences qu’il peut partager avec la nouvelle génération.

Olaf croit que le Musée joue un rôle important auprès des jeunes pour les sensibiliser aux innovations, aux défis et aux sacrifices qui ont eu lieu dans le passé.  Il le décrit ainsi :

« Ça me fait beaucoup plaisir de voir tous les jeunes qui viennent au Musée ─ avec les écoles et ce genre de choses ─ surtout pour les anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale; il en reste très peu, moins de 10% de ceux qui sont allés au combat.

Et je suis tellement content que, grâce au Projet Échos, l’histoire des anciens combattants se rendra jusqu’aux jeunes dans les écoles. Je pense sincèrement qu’il faut sensibiliser les jeunes; les gens doivent comprendre comment nous en sommes arrivés là où nous sommes en ce moment. »

Il me dit en souriant que ce n’est pas chaque enfant qui va un jour travailler dans le domaine de l’aviation. Mais il pense néanmoins que chaque enfant devrait avoir la chance ─ comme lui à l’âge de 4 ans ─ de vivre la magie d’être en vol. Ce n’est pas nécessaire de faire un vrai tour en avion; il explique que « même un enfant de 4 ans qui monte dans une cabine de pilotage exposée au musée peut en ressentir l’effet puissant. »

Pendant notre conversation, Olaf revient souvent sur le lien entre le passé et le futur. Il croit que nous avons les moyens pour assurer que notre histoire, comme celle de son père, de ses mentors et de ses collègues, soit une source d’inspiration pour la prochaine génération.

Parmi toutes les histoires d’Olaf, émouvantes, puissantes et quelques fois très drôles, ce n’est pas facile de choisir celles qu’il faudrait partager.  Je vous encourage donc à venir le rencontrer au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, où vous aurez peut-être la chance d’en entendre quelques-unes. Un indice ? Ça commence toujours avec un avion.

L’histoire d’Olaf vous inspire ? Informez-vous sur la façon de devenir bénévole dans nos musées.